février 14, 2020

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Internet est le réseau informatique mondial accessible au public.

C’est un réseau de réseaux, à commutation de paquets, sans centre névralgique, composé de millions de réseaux aussi bien publics que privés, universitaires, commerciaux et gouvernementaux, eux-mêmes regroupés en réseaux autonomes.

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L’information est transmise via Internet grâce à un ensemble standardisé de protocoles de transfert de données, qui permet des applications variées comme le courrier électronique, la messagerie instantanée, le pair-à-pair et le World Wide Web.

Le terme d’origine américaine « Internet » est dérivé du concept d’internetting (en français : « interconnecter des réseaux ») dont la première utilisation documentée remonte à octobre 1972 par Robert E. Kahn(1), dans le cadre de la première ICCC (International Conference on Computer Communications) à Washington.

Internet  est de loin le réseau le plus étendu et est un terme utilisé pour désigner un réseau constitué de l’interconnexion de plusieurs réseaux informatiques au moyen de routeurs(2).

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La situation d’Internet en Afrique est marquée par un important retard de développement, et un accès à un réseau lent. Malgré cette situation difficile, le déploiement de réseau progresse et en 2015 29 % des Africains ont accès à Internet(3).

« Des infrastructures désuètes »

En 1994 on ne comptait que deux pays possédant un réseau internet : l’Afrique du Sud et l’Égypte(4).

La liste s’allongea rapidement pour qu’en 2000 la quasi-totalité des pays puissent avoir un accès au web. Cependant, les premières lignes étaient lentes (entre 9,6 et 64 kb/s) et très rares, l’accès se limitant aux capitales ou aux grands centres urbains, ce qui avait pour effet des prix élevés(4).

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En l’an 2000, on comptait une connexion pour 2 500 habitants au Sénégal, alors qu’en Europe, ce taux s’approchait du tiers, et parallèlement, 1/100 000 des pages internet mondiales étaient d’origine africaine (3).

En 2010, on comptait 86 millions d’utilisateurs de l’Internet, soit un taux de pénétration de plus de 8 % (1 africain sur 12), correspondant à 5 % des utilisateurs dans le monde (4).

 Durant cette période, plusieurs projets ont été avancés, notamment pour connecter par câble de fibre optique l’Algérie et plusieurs pays d’Afrique Centrale (5). On apprenait également début juin 2010 que France Télécom avait entrepris la construction d’une ligne océanique de 17 000 kilomètres reliant l’Afrique du Sud nommée ACE (6).

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L’Afrique est reliée au reste du réseau Internet par des câbles sous-marins, les liens terrestres entre pays étant peu développés. Le câble SAT-3 est mis en service en 2001. Pendant longtemps, il s’agit du seul moyen de relier l’Afrique au reste d’Internet (7). Le câble EASSy est mis en service en 2011. Le câble WACS, mis en service en 2012, dessert 12 pays africains.

À la fin des années 2000, les pays du Maghreb disposaient d’un réseau relativement bien connecté au reste du monde, mais que les manques d’infrastructures étaient les plus marquées en Afrique subsaharienne.

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Si le continent africain est relié par plusieurs câbles sous-marins dont certains à la fibre optique, la distribution de lignes peine à pénétrer à l’intérieur des terres, et se limite aux côtes.

« Des pays connectés »

La Banque mondiale évoque une moyenne de 22% d’internautes en Afrique subsaharienne, contre 55% en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, pour une moyenne mondiale de 49% (contre 81% en Europe et 77% en Amérique du Nord).

Ces données reposent sur les statistiques de l’Union internationale des communications (UIT), l’agence des Nations unies dédiée aux technologies de l’information et de la communication (TIC), ainsi que sur les enquêtes nationales réalisées auprès des ménages, dont la précision varie en fonction des pays.

En nombre d’internautes sur la population totale, le Maroc arrive premier dans les statistiques 2017 de la Banque mondiale (62%), avant les Seychelles (59%) et le Cap-Vert (57%). L’Afrique du Sud fait partie, avec Djibouti, Maurice et la Tunisie, de quatre pays situés au 4ème rang (56%), avant le Gabon (50%), l’Algérie (48%) et l’Égypte (45%).

« L’accès à internet : le continent africain doit encore progresser »

Internet ne cesse de s’étendre et l’Afrique est un marché majeur, bien que très inégal. Le

Continent compte désormais près de 281 millions d’internautes pour un taux d’accès moyen

d’à peine 23%, selon les derniers chiffres de l’Internet Live Stats, membre du projet Real Time Statistic.

En tête du palmarès des pays où le taux de pénétration est le plus important on retrouve les

Seychelles (57,90%), le Maroc (57,60 %) et l’Afrique du Sud (52%).

Le Nigeria reste toutefois le pays où l’on compte le plus d’internautes. Ils sont près de 86 millions aujourd’hui, ce qui équivaut à un taux de pénétration de plus de 46%. Si tout le continent connaît une progression, en moyenne supérieure à 4 %, du taux d’accès à internet, les disparités entre les pays restent colossales et varient de 1 à 50.

« Seuls dix pays concentrent 80 % des internautes africains »

En première position le Nigéria, puis viennent l’Egypte, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Maroc, le Soudan, l’Algérie, l’Ouganda, le Ghana et l’Angola.

En queue de peloton on retrouve naturellement la Somalie et l’Erythrée, accompagnés du Burundi où internet n’est accessible que par moins de 2% de la population(8).

Si le taux d’accessibilité progresse sur l’ensemble du continent, le prix reste, lui, exorbitant dans certains pays. On constate là encore de très importantes disparités.

Les pays situés sur littoral, à proximité des câbles de fibre optique, ont un accès plus rapide à une connexion de fait moins chère, comme au Ghana (7$ par mois), en Afrique du Sud (55$ par mois) ou même en Somalie (100$ par mois).

A l’inverse, des pays comme le Tchad ou le Lesotho pratiquent des tarifs oscillants entre 600 et 3 000 $ par mois (8). Même s’il est vrai que seulement 3% de la population tchadienne a accès à internet.

« Des tendances transversales » (9)

Quatre grandes tendances ressortent. Tout d’abord, l’Afrique du Sud, seul « marché émergent » du continent, a perdu sa longueur d’avance des années 2000. La « nation arc-en-ciel » est pénalisée par ses inégalités (42% de sa population vit dans la pauvreté), d’où le plafond qu’elle semble avoir atteint ces dernières années autour de 50%, après avoir fait des bonds impressionnants entre 2009 et 2010 (de 10% à 24% d’internautes), puis 2011 et 2012 (de 34% à 41%).

La seconde tendance est liée à la vitesse en Afrique. L’Algérie est par exemple passée de 12,5 % à 60% d’accès des particuliers à internet entre 2010 et 2018, selon l’UIT (un résultat qui va affecter le classement des 10 pays africains les plus connectés en 2018).

La troisième tendance est liée aux pays du littoral qui sont favorisés par l’arrivée des câbles à fibre optique. Les pays enclavés tels que le Tchad figurent au contraire parmi les marchés où l’accès à internet est le plus cher.

L’Afrique centrale, pénalisée, accuse un net retard avec des taux d’environ 10%, qui s’explique aussi par son faible accès à l’électricité.

Enfin, l’accès à Internet passe très majoritairement par les smartphones (à hauteur de 88% au Sénégal par exemple, selon l’ARTP), et non par des ordinateurs et équipements à domicile.

Selon le rapport de l’Association des opérateurs de téléphonie mobile dans le monde (GSMA) 2019 sur l’Afrique subsaharienne, le taux de pénétration du téléphone mobile va passer de 44% à 50% de la population entre 2018 et 2025, et celui de l’accès à internet de 23% à 39%.

En 2018, les technologies et les services mobiles ont en effet généré 8,6% du PIB de l’Afrique subsaharienne, créant une valeur ajoutée de plus de 144 milliards de dollars. Et les 167 millions de nouveaux abonnés attendus d’ici 2025 vont alimenter la plus forte croissance de la téléphonie mobile dans le monde. Ils viendront principalement de cinq pays : le Nigeria, l’Éthiopie, la RDC, la Tanzanie et le Kenya.

« L’enjeu de la cyber sécurité »

Avec les progrès réalisés en termes d’accessibilité, l’enjeu est désormais de préserver un parc informatique particulièrement vulnérable face aux cyberattaques.

« L’Afrique est une source constante de cybercriminalité avec des foyers majeurs comme le Cameroun ou la Côte d’Ivoire. Les ordinateurs sont très peu sécurisés et le risque de piratage est omniprésent », constate Karim Ganame, fondateur burkinabé de la start-up Efficient Protection spécialisée en cybersécurité. L’entrepreneur installé au Canada collabore aujourd’hui avec le gouvernement togolais pour construire un centre national de réponse aux cyberattaques.

Pour comprendre l’ampleur du problème, il suffit de se pencher sur le rapport publié en février 2016 par la compagnie européenne d’intelligence stratégique (CEIS) : sur l’année 2013, la Côte d’Ivoire a enregistré des pertes évaluées à 26 milliards de francs CFA à cause de la cybercriminalité ; le Sénégal a quant à lui perdu près de 15 milliards de francs CFA la même année.